Le névrome de Morton est une affection douloureuse de l’avant-pied, le plus souvent prise en charge par des traitements non chirurgicaux en première intention. L’intervention chirurgicale est envisagée lorsque ces traitements échouent et que la douleur persiste ou devient invalidante.
La neurectomie consiste en l’exérèse du nerf interdigital pathologique. Il s’agit de la technique chirurgicale la plus couramment utilisée. Elle peut être réalisée par voie dorsale ou voie plantaire.
La voie dorsale est généralement privilégiée lors d’une première intervention, tandis que la voie plantaire est souvent réservée aux reprises chirurgicales ou selon la préférence du chirurgien. Les deux approches offrent des résultats comparables en termes de soulagement de la douleur et de satisfaction des patients [2] [3].
Cependant, la voie plantaire expose à un risque plus élevé de douleurs cicatricielles et de gêne au chaussage [4].
La neurectomie permet une amélioration significative des scores de douleur et de satisfaction [11], mais elle comporte un risque de perte sensorielle postopératoire [3].
La société American College of Foot and Ankle Surgeons recommande la neurectomie comme traitement chirurgical standard lorsque les traitements conservateurs échouent [4].
La neurolyse et la décompression du nerf interdigital consistent à libérer le nerf sans l’exciser, le plus souvent par section du ligament transverse inter-métatarsien.
Ces techniques peuvent être réalisées par voie ouverte, percutanée, endoscopique ou sous guidage échographique. Elles visent à traiter un syndrome de compression nerveuse sans créer de névrome d’amputation.
Les résultats sont globalement satisfaisants, notamment pour les névromes de petite taille ou en l’absence de Mulder’s sign [5] [7] [8].
Ces techniques sont associées à moins de symptômes neurogènes postopératoires que la neurectomie [11].
Les techniques mini-invasives comprennent notamment :
Ces techniques permettent une récupération plus rapide, avec une morbidité locale réduite et un retour précoce à la marche [9] [6].
La relocalisation du nerf dorsal consiste à déplacer le nerf dans un environnement moins compressif, afin de réduire le risque de névrome du moignon.
Comparée à la neurectomie, cette technique permet une meilleure récupération sensorielle et un retour plus rapide aux activités [10].
La neurolyse externe, parfois associée à une décompression ligamentaire, constitue une alternative dans certains cas sélectionnés [4].
La cryoablation est une procédure mini-invasive utilisant le froid pour détruire le névrome. Ses résultats sont moins durables et elle est réservée à des situations spécifiques [4].
Les approches dorsale et plantaire présentent une efficacité comparable sur la douleur, mais diffèrent par leur profil de complications.
L’approche dorsale est associée à une réduction sensorielle plus fréquente, tandis que l’approche plantaire expose davantage à des cicatrices sensibles [3].
Plusieurs options chirurgicales permettent de traiter efficacement le névrome de Morton. La neurectomie reste une option classique et validée, mais les techniques de neurolyse, de décompression nerveuse et les approches mini-invasives offrent des résultats très intéressants avec une morbidité parfois moindre.
Le choix de la technique doit être individualisé, en fonction du contexte clinique, de la taille du névrome, des antécédents chirurgicaux et des préférences du patient.
Pour en savoir plus sur la prise en charge du névrome de Morton par un chirurgien à Versailles :
Le névrome de Morton : une prise en charge par un chirurgien à Versailles .