L’allongement du tendon d’Achille peut avoir des effets variables sur la performance musculaire, selon le contexte clinique et la population concernée. Bien qu’il offre certains avantages fonctionnels, il peut aussi entraîner des adaptations musculaires transitoires.
Après une chirurgie d’allongement du tendon d’Achille (TAL), on observe souvent une diminution temporaire du couple de force des fléchisseurs plantaires. Cette perte de performance revient généralement au niveau de base après environ 8 mois (Salsich et al., 2005). Par ailleurs, une perte de masse musculaire et une réduction du nombre de sarcomères ont été rapportées, pouvant affecter la fonction musculaire (Høffner et al., 2023).
L’intervention permet une augmentation de la dorsiflexion de la cheville, bénéfique pour certaines pathologies comme l’équinisme ou les ulcères neuropathiques (Salsich et al., 2005; Brendecke et al., 2023).
L’allongement peut réduire la force passive des muscles fléchisseurs, tout en favorisant dans certains cas une augmentation de la force active. Ces effets varient selon l’anatomie et la condition du patient (Brendecke et al., 2023).
Un tendon d’Achille plus long peut améliorer l’économie de course, en particulier chez les coureurs d’endurance, en réduisant le coût énergétique de la locomotion (Ueno et al., 2018; Hunter et al., 2015). Néanmoins, un allongement excessif — comme après une rupture — peut provoquer une activation musculaire compensatoire et une perte de fonction (Suydam et al., 2015).
L’allongement du tendon d’Achille améliore l’amplitude de mouvement et peut optimiser l’efficacité de la course. Toutefois, une diminution transitoire de la performance musculaire est fréquente et doit être prise en compte dans le suivi post-opératoire. La réponse à l’intervention dépend fortement du profil du patient et de la technique utilisée.
Contenu rédigé à partir de publications scientifiques obtenues via Consensus, moteur de recherche basé sur l’IA.