Le névrome de Morton est une pathologie fréquente de l’avant-pied, responsable de douleurs parfois invalidantes à la marche. Les traitements non chirurgicaux constituent la première étape de la prise en charge et montrent une efficacité certaine, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour établir des protocoles thérapeutiques parfaitement standardisés.
Les traitements non chirurgicaux du névrome de Morton incluent en première intention les modifications du chaussage (boîte à orteils large, semelles amortissantes) et l’utilisation d’orthèses plantaires, notamment avec appui rétro-capital, afin de réduire la pression sur le nerf et d’améliorer la répartition des charges [1] [2].
L’American College of Foot and Ankle Surgeons recommande explicitement ces mesures comme première ligne thérapeutique dans le syndrome de Morton [2].
Les infiltrations de corticostéroïdes sont fréquemment utilisées après échec des mesures conservatrices. Elles permettent une réduction significative de la douleur, avec un taux de succès d’environ 50 % à 12 mois [3] [5] [6].
Les injections réalisées sous guidage échographique sont associées à une meilleure efficacité fonctionnelle et antalgique que les injections réalisées à l’aveugle [3] [4].
Les effets indésirables (atrophie cutanée, fonte du capiton plantaire) restent rares [3] [6].
Les injections d’alcool sclérosant (4 à 7 %, en plusieurs séances) peuvent être proposées en cas d’échec des corticostéroïdes, avec un taux de succès élevé, au prix parfois d’une douleur transitoire post-injection [2] [7].
Les injections de capsaïcine ou d’acide hyaluronique ont montré des résultats intéressants, mais leur place reste secondaire. L’acide hyaluronique est généralement réservé aux contre-indications aux corticostéroïdes [4] [8].
La neurolyse échoguidée avec bétaméthasone a montré une réduction significative de la douleur, sans complication majeure rapportée [Plieva et al., 2025].
L’ablation par radiofréquence a également démontré une réduction significative de la douleur, notamment lorsque les paramètres techniques sont précisément contrôlés [7] [9].
Les traitements non chirurgicaux du névrome de Morton reposent principalement sur :
Des alternatives plus rares, comme la capsaïcine, l’acide hyaluronique, la neurolyse échoguidée ou la radiofréquence, peuvent être proposées dans des situations sélectionnées.
Si ces traitements peuvent offrir un soulagement temporaire ou durable, des études complémentaires restent nécessaires afin d’établir des recommandations thérapeutiques parfaitement standardisées.
Pour en savoir plus sur la prise en charge spécialisée du névrome de Morton : Le névrome de Morton : une prise en charge par un chirurgien à Versailles .